
UNION HELLENIQUE de MARSEILLE
Date 16/2/2026 15:50:39 | Topic: CINEMA
| MARSEILLE Films "Le Prototype" et "L'homme qui regardait les bateaux" le 26 février UNION HELLENIQUE de MARSEILLE et de la REGION
ΕΛΛΗΝΙΚΗ ΕΝΩΣΙΣ ΜΑΣΣΑΛΙΑΣ ΚΑΙ ΠΕΡΙΧΩΡΩΝ

CENTRE HELLENIQUE - MAISON DES HELLENES BIBLIOTHEQUE Dimitrios ZAFIROPOULOS
27 rue Roussel Doria-13004 MARSEILLE Tél/Fax : 04 91 34 90 34 E-mail : unionhellenique@free.fr Site : http://www.unionhellenique.com Président-Πρόεδρος Mr Pierre THEODORAKIS
Cinéma le jeudi 26 février 2026 à 19h30
Le Prototype un film de Georges Matsikas & Marilena Girlemi – 55 min – Grèce, 2025 précédé par L’homme qui regardait les bateaux Un film de Takis Bardakos - 15 min – Grèce, 2025
au Cinéma les Variétés, 37, Rue Vincent Scotto, 13001 Marseille
Le Prototype - Το πρωτότυπο – de George Matsikas & Marilena Girlemi, 54 mins, Grèce, 2025 L’art partagé en un lieu unique : une société meilleure en perspective ?
Comment mettre en place une communauté centrée sur la liberté créatrice, la solidarité, la tolérance, tout en maintenant une ambiance joyeuse, festive, fonctionnelle, sociale et ouverte à tous ? Communitisme, une association grecque unique en son genre, nous montre comment faire, nous laisse rêver et croire à un monde meilleur. Ce documentaire nous raconte son histoire. Cette authentique expérience humaine, basée sur une communauté de personnes de toutes origines, de toutes identités, de tous horizons, fait fourmiller au cœur d’Athènes un bâtiment plein de vie et d’énergie, au sein duquel les évènements se multiplient au gré de la liberté créatrice de ses habitants : Domenico organise des festivals de musique, Angel des concours de stand-up, Maike des cours de yoga pour les enfants, et bien d’autres projets artistiques ou culturels attirent le plus grand nombre, comme des speed-dating pour les personnes queer ou des ateliers de sculpture, toute cela grâce au travail acharné d’une ribambelle de personnes engagées. Dans une société troublée par l’abondance des évènements dramatiques, l’histoire singulière de l’association Communitism, des balbutiements à l’aboutissement d’un projet exceptionnel, en passant par toutes les difficultés passées, présentes et futures que rencontre l’audacieuse communauté, représente une lueur d’espoir pour un monde meilleur. Ceci dit, les incertitudes liées à leur imminent départ de l’immeuble du 28 rue Kerameikou, constituent un véritable défi pour la pérennité de l’association. La force collective de la communauté sera-t-elle suffisante pour faire face à cette épreuve ?
L'homme qui regardait les bateaux - Ο άνθρωπος που κοίταζε τα πλοία - Ελευσίνα – - de Takis Bardakos, 15 min, Grèce, 2025- - Navigateur de l’imaginaire, un vieil homme confie à ses photos ses voyages jamais entamés-
Elefsina, port industriel, un homme retraité, un rêveur arpente chaque jour les quais, son appareil photo à la main. Silencieux, il n'a jamais navigué et pourtant, son œil scrute l'horizon, et suit chaque départ de bateau. Des navires partent vers des destinations lointaines, des mers inconnues...autant de réalités qu'il n'a jamais vécues, qui le fascinent depuis l’enfance, et qu'il tente de capturer à travers ses images, tandis que le cinéaste le filme inlassablement avec en arrière-plan le va-et-vient des porte-container , les cris des mouettes, et les tons gris bleus de la mer et du ciel. Qui est cet homme ? Un ancien employé de bureau, un peu triste, nostalgique de ce qu'il n'a pas eu l'occasion de vivre ? Qu'importe. Un amoureux de la mer, de l'horizon, et de la photographie. Chaque jour il arrive à bicyclette et arpente le port, son appareil photo en main, en quête non pas d'une réalité qu'il chercherait à documenter, mais d'un voyage, d'une lumière, d'un rêve. Navigateur de l'imaginaire, voyageur immobile, dont le regard et l'esprit seuls se meuvent dans l'espace et le temps. Pas tout-à-fait-muet cependant car la voix off nous restitue par bribes ses pensées. Le port d'Elefsina devient alors la scène d'une Odyssée intérieure, mue par des désirs jamais assouvis, le silence peuplé des bruits du port, et le paysage du port industriel qui s'ouvre sur l'infini de la mer. Au bout de ce voyage, quelle Ithaque ? Promesse d'un assouvissement...éternel recommencement...ou quête sans fin de l'homme ou de l'artiste qui inlassablement tente de donner forme à son désir... n'est-ce pas finalement cette démarche même que Takis Bardakos, directeur de la photographie et auteur du film, nous donne à voir de façon si poétique ?
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