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CHYPRE : ΚΥΠΡΟΣ
le 8/7/2016 18:38:34

CHYPRE, partie occupée : illégalité et recel de vol

En déambulant dans les rues d’une grande ville française, j’ai aperçu une publicité sur un voyage. Cette publicité m’a interpelé. Il s’agissait d’un voyage vers une destination pour le moins… inhabituelle. En plus, aucune information concrète n’y figurait. Je me suis alors demandé, comment on pouvait proposer cela sans, au moins, en informer les gens des risques qu’ils encourent. La région en question est la partie du territoire chypriote occupée par la Turquie depuis 1974.

En cherchant un peu, chacun peut constater que cette occupation est illégale et qu’elle est considérée comme telle par la communauté internationale. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies condamne, par les résolutions 541 de 1983 et 550 de 1984, la déclaration unilatérale d’indépendance de la « République Turque de Chypre Nord », la déclarant illégale et demandant à tous les Etats membres de l’Organisation de ne pas l’aider de quelque manière que ce soit.

Par conséquent, promouvoir le tourisme dans cette partie de Chypre équivaut à une certaine reconnaissance de l’entité illégale, chose prohibée par les Résolutions précitées ainsi que par de nombreuses autres Résolutions et/ou Décisions du Conseil de l’Europe, de l’Union européenne, etc. Aussi, faut-il noter à propos du tourisme dans la partie occupée de Chypre, que la plupart des hôtels et autres constructions touristiques ont été réalisés sur des terrains appartenant aux Chypriotes grecs expulsés de force par l’armée d’occupation ; par conséquent, les personnes qui y résident risquent de se retrouver devant la justice dans des procès intentés par les propriétaires légitimes de ces terrains. Cela équivaut à l’achat des produits d’un vol et ça s’appelle le recel …
D’ailleurs, en creusant un peu plus la question, on peut connaitre la position de la France sur cette question. En effet, en consultant le site internet du ministère français des Affaires étrangères, on peut lire, dans la rubrique « avis aux voyageurs » dans la page dédiée à Chypre ( http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/chypre/ ),
que : « Depuis l’intervention militaire de la Turquie en 1974, l’île est divisée, et la partie Nord n’est plus contrôlée par la République de Chypre, seule reconnue par la communauté internationale, y compris la France. La présence d’importantes troupes turques au Nord, le niveau élevé des armements sur l’ensemble de l’île ainsi que la permanence de la division politique suscitent des tensions toujours susceptibles de donner lieu à des incidents.
En raison de la partition de fait et du statut illégal de la « République turque de Chypre nord », l’ambassade ne peut prétendre assurer la protection consulaire dans la partie Nord de l’île, et ne peut en tout état de cause l’exercer dans son intégralité, même si la circonscription consulaire comprend toute l’île. Il est à noter que les relations téléphoniques entre le Nord et le Sud sont erratiques.
Les touristes visitant la partie Nord de l’île (contrôlée par l’armée turque et la "République turque de Chypre nord", non reconnue internationalement) doivent impérativement respecter les interdictions de prises de vue aux abords des zones militaires turques protégées et identifiées comme telles par des panneaux comportant la mention « zone interdite », en plusieurs langues dont le français. Il arrive en effet que des personnes soient arrêtées par la police de la « RTCN » pour n’avoir pas respecté ces interdictions, que l’armée turque applique scrupuleusement. Il est à cet égard fortement déconseillé de pénétrer dans la « zone-tampon » en dehors des points de passage autorisés, des sentinelles armées en assurant de chaque côté la protection et certaines zones étant minées. »

Enfin, et sans vouloir analyser en détail la question chypriote dans ce bref papier, rappelons qu’un nettoyage ethnique a été opéré en 1974 par les armées d’Ankara avec l’expulsion de la partie de Chypre qu’elle occupe des quelques 200 000 Chypriotes grecs qui y vivaient, que la Turquie a procédé au transfert dans cette partie de Chypre d’environ 200 000 colons turcs, qu’elle maintient toujours 45 000 soldats d’occupation et qu’une politique de « turquification » totale de de territoire est en cours, avec le changement des noms des lieux et des villes, la destruction du patrimoine grec et orthodoxe et de tout ce qui rappelle le caractère millénaire de ce territoire, la spoliation des propriétés des refugiés, le refus de rendre à ses habitants la ville fantôme de Famagouste... La liste des méfaits de l’occupation est longue…
Charalambos Petinos
Historien

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