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RESUMES-(cliquez) : MANOLIS GLEZOS-ΜΑΝΟΛΗΣ ΓΛΕΖΟΣ
le 31/3/2020 16:23:40

Έφυγε από τη ζωή ο αγωνιστής της Αριστεράς Μανώλης Γλέζος
Décès de Manolis Glézos, premier résistant d'Europe


Αθάνατος ο Μανώλης Γλέζος

Την τελευταία του πνοή άφησε το μεσημέρι της Δευτέρας 30 Μαρτίου, από καρδιακή ανεπάρκεια, σε ηλικία 98 ετών, ο μεγάλος αγωνιστής της Αριστεράς. Τη νύχτα της 30ης προς 31η Μαΐου 1941 μαζί με τον Απόστολο Σάντα κατέβασε από την Ακρόπολη τη σβάστικα, κερδίζοντας τον παγκόσμιο θαυμασμό.

Ο Μανώλης Γλέζος Απείρανθος Νάξου, 9 Σεπτεμβρίου 1922 - Αθήνα, 30 Μαρτίου 2020 ήταν Έλληνας πολιτικός της Αριστεράς, ήρωας της Εθνικής Αντίστασης, δημοσιογράφος και συγγραφέας. Μαζί με τον Λάκη Σάντα υπήρξε συμπρωταγωνιστής σε μία από τις πρώτες αντιστασιακές ενέργειες στην κατεχόμενη Ελλάδα και ευρύτερα στην κατεχόμενη από τον Άξονα Ευρώπη κατά τον Δεύτερο Παγκόσμιο Πόλεμο, όταν τη νύχτα της 30ής προς 31η Μαΐου του 1941 κατέβασαν τη σημαία της Ναζιστικής Γερμανίας από τον ιστό του βράχου της Ακρόπολης, στην Αθήνα.
Μετά τον πόλεμο εργάστηκε ως δημοσιογράφος, αναλαμβάνοντας αρχισυντάκτης της εφημερίδας Ριζοσπάστης, ενώ αργότερα υπήρξε διευθυντής και της εφημερίδας Αυγής. Ωστόσο, γρήγορα συνελήφθη για τις πολιτικές τους πεποιθήσεις, φτάνοντας μάλιστα να καταδικαστεί σε θάνατο τρεις φορές. Οι συνεχείς δικαστικές του περιπέτειες μέχρι την οριστική του απαλλαγή με τη γενική αμνηστία του 1971 προκάλεσαν συχνά την αντίδραση της Ελληνικής και της διεθνούς κοινής γνώμης.
Ο Γλέζος υπήρξε επί δεκαετίες ενεργός στα πολιτικά πράγματα και μέλος του ελληνικού κοινοβουλίου. Μεταξύ άλλων, ασχολήθηκε επισταμένα με το ζήτημα των γερμανικών οφειλών προς την Ελλάδα από την περίοδο του Δευτέρου Παγκοσμίου Πολέμου. Υπήρξε βουλευτής και πρόεδρος της Ενιαίας Δημοκρατικής Αριστεράς (ΕΔΑ) και αργότερα βουλευτής και ευρωβουλευτής του Πανελλήνιου Σοσιαλιστικού Κινήματος (ΠΑΣΟΚ), βουλευτής του Συνασπισμού της Αριστεράς, των Κινημάτων και της Οικολογίας (ΣΥΝ) και του Συνασπισμού Ριζοσπαστικής Αριστεράς (ΣΥΡΙΖΑ). Από το 2014 έως το 2015 διετέλεσε ευρωβουλευτής του ΣΥΡΙΖΑ, ερχόμενος, μάλιστα, πρώτος σε ψήφους σε όλη τη χώρα στις Ευρωεκλογές του Μαΐου του 2014. Ήταν επίσης επικεφαλής του ψηφοδελτίου επικρατείας της ΛΑ.Ε στις βουλευτικές εκλογές του Σεπτέμβρη του 2015, αλλά δεν κατάφερε να εκλεγεί.
Την τελευταία πενταετία της ζωής του πήρε σαφή θέση υπέρ του "όχι" στο δημοψήφισμα του 2015 και κατά της Συμφωνίας των Πρεσπών του 2018.[2]
Ο Μανώλης Γλέζος βραβεύτηκε το 1962 από την ΕΣΣΔ με το Διεθνές Βραβείο Ειρήνης Λένιν. Την περίοδο της πρώτης μεταπολεμικά δίωξης του Γλέζου, ο τότε πρόεδρος της Γαλλίας Σαρλ ντε Γκωλ τον χαρακτήρισε ως τον «πρώτο παρτιζάνο της Ευρώπης»


Décès de Manolis Glezos
Symbole de lutte et de résistance contre l'occupation allemande, Manolis Glezos s'est éteint le 30 mars à Athènes. Il a été admis à l'hôpital le 17 mars avec des symptômes de gastro-entérite et est décédé par insuffisance cardiaque à l'âge de 98 ans.

Né à Apiranthos (commune de l'île de Naxos) le 9 septembre 1922, Manolis Glezos a laissé une marque indélébile sur l'histoire politique et sociale grecque moderneAvec son ami Apostolos (Lakis) Santas, ils ont enlevé le drapeau de l'Allemagne nazie en mai 1941 du rocher de l'Acropole dans un acte considéré comme l'un des actes majeurs de la résistance en Europe. Selon Charles de Gaulle, Glezos était "le premier partisan de l'Europe".

Activiste et militant avec le mouvement communiste, Manolis Glezos a été condamné 28 fois pour son activité politique, dont trois à mort et est resté en prison et en exil pendant 16 ans au total. Il a reçu le prix international de la paix de Lénine en 1962 en URSS, mais en 1968 il a condamné l'invasion soviétique de Prague et s'est éloigné du Parti Communiste Grec.

Il a travaillé comme journaliste et a été rédacteur en chef du quotidien du Parti Communiste "Rizospastis" et directeur du journal de gauche radicale "Avgi". Il a été plusieurs fois député au Parlement grec et au Parlement européen avec différents partis de gauche et il a beaucoup milité pour la cause des révendications grecques concernant les réparations allemandes après la 2ème Guerre mondiale.

Pendant la guerre, Glezos a travaillé comme volontaire dans la ville d'Athènes et à la Croix-Rouge hellénique et participé activement à la résistance au sein des organisations de jeunesse du parti communiste (OKNE) et du front panhellénique de libération nationale (EPON). Le soir du 30 mai 1941, avec Apostolos Santas, ils dérobent le drapeau du 3ème Reich au rocher de l'Acropole. Cet acte a suscité l'enthousiasme et contribué à remonter le moral des Grecs et des antifascistes étrangers. Glezos et Santas deviennent des symboles de la résistance à l'occupation nazie. Ils sont condamnés à mort par le régime nazi, et un an plus tard ils sont arrêtés et emprisonnés dans les prisons Averoff à Athènes. Torturé, Glezos souffre d'une grave tuberculose, et est libéré car ses jours semblent comptés. Mais il guérit, il continue la lutte, il est arrêté et emprisonné deux fois encore, et il finit par s'échapper le 21 septembre 1944.

Après la libération, Manolis Glezos devient rédacteur en chef du quotidien "Rizospastis" jusqu'à sa fermeture par les autorités grecques fin 1947, le parti communiste étant interdit jusqu'en 1974. En plein guerre civile, en mars 1948, il est arrêté pour ses convictions politiques et condamné à mort à deux reprises. Cependant, ces condamnations ne sont pas exécutées en raison de la réaction du peuple grec et de l'opinion internationale. Picasso, Charles de Gaulle et d'autres se mobilisent en sa faveur. Ses peines sont transformées en réclusion à perpétuité et il est finalement libéré en 1954.

Pendant son emprisonnement, Manolis Glezos est élu député d'Athènes lors des élections de 1951, avec la Gauche unitaire démocratique (EDA). Il se met en grève de la faim de 12 jours pour demander la libération des dix députés de gauche qui sont exilés. Sa demande est partiellement acceptée, 7 des 10 sont libérés et il interrompt la grève. Après sa libération en 1954, il est élu membre du commité de l'EDA en charge de ses organisations. En décembre 1956, il est nommé directeur du journal de l'EDA "Avgi".

Il est de nouveau arrêté en décembre 1958 sous l'accusation d'espionnage et condamné, mais libéré quatre ans plus tard, à la suite d'une mobilisation massive de l'opinion grecque et internationale et des nombreux intellectuels européens. Aux élections du 29 octobre 1961, il est réélu député d'Athènes, tout en étant en prison.

Le 21 avril 1967, peu après le coup d'État militaire, Manolis Glezos est arrêté avec d'autres dirigeants politiques et détenu au camp militaire de Goudi. Il est ensuite transféré à Gyaros, Virgini, Leros et Oropos, et il remis en liberté en 1971 par la junte militaire en vertu de l'amnistie générale.

En 1981, il est élu député d'Athènes avec le parti socialiste (PASOK) d'Andreas Papandreou, en 1984 député au Parlement européen et en 1985 député du Pirée. En 1986, il est élu maire d'Apeiranthos, son village à Naxos, où il instaure la démocratie directe pour la prise de décisions. En 2002, il est candidat du mouvement des "Citoyens actifs" pour la préfecture d'Athènes et du Pirée, soutenu par la Coalition de la Gauche Radicale et obtient 11% des voix.

En 2012, il est élu député au parlement grec avec la Coalition de la Gauche (SYRIZA) et en 2014 député européen à l'âge de 92 ans (doyen du parlement européen) avec un record des voix. En 2015, en desaccord avec la décision de SYRIZA de signer le troisième mémorandum, il quitte le parti.

Toujours fidèle à ses idées et ses convictions, Manolis Glezos a vécu plusieurs vies. Il est devenu une légende.

Texte en français de DIKTYO Grèce-sur-Seine

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