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RESUMES-(cliquez) : MICHEL CALAPODIS - CLAUDE BERLAND
le 13/1/2010 14:54:57

Soutenances de Thèse de Doctorat de : M. CALAPODIS et de M. BERLAND

Soutenances de Thèse de Doctorat de :
M. Michel CALAPODIS et de M. Claude BERLAND

Le jeudi 17 décembre 2009, à l’Université Paul-Valéry, Montpellier III, se sont déroulées deux soutenances publiques de Thèse de Doctorat, Études Néo – Helléniques:le matin, celle de M. Michel CALAPODIS, avec pour thème«Genèse du processus de construction communautaire grec à Marseille (1793-1900)» ; l’après-midi, celle de M. Claude BERLAND, dont le sujet était : « La marine marchande hellénique : développement et ascension pendant la Révolution Française (fin XVIIIe siècle - 1821) ».

Les membres du jury étaient :
M. Konstantinos Anguélopoulos, Professeur, Université Montpellier III
Mme Marie-Paule Masson, Professeure, Université Montpellier III
M. Néoklis Sarris, Professeur, Université d'Athènes
Mme Elpida Kouloumbri-Ghazal, Professeure, Université Montpellier III


A cette occasion, des amis de Marseille s’étaient déplacés en nombre, parmi lesquels, M. Antonis Alexandridis, Consul Général de Grèce qui a honoré de sa présence les deux lauréats ainsi que M. Tonys Anagnostopoulos, Président de l’association Euro-Grèce-France de Montpellier.
Nous présentons toutes nos félicitations à ces deux Docteurs en Études Néo – Helléniques.






De gauche à droite : M. Néoklis Sarris, M. Claude Berland, Mme Elpida Kouloumbri-Ghazal, M. Michel Calapodis, M. Antonis Alexandridis, Mme Marie-Paule Masson, et M. Konstantinos Anguélopoulos




Voici un résumé du rapport de thèse de M. Calapodis,
établi par M. Théodose Nikolaïdis,
Professeur de l'Université Ionienne (Corfou)

Le sujet de la thèse de M. Calapodis est centré sur l'histoire de la Communauté grecque de Marseille depuis l'installation des premiers "pionniers", vers la fin du XVIIIe siècle, jusqu'à 1900. C'est une thèse imposante par son volume (800 pages) et impressionnante quant à l'étendue et la variété des sources étudiées (y sont compris les données de deux recensements, les décisions des organes de la Communauté, des lettres privées, des documents de l'Administration française, etc.)
Le texte commence par une longue introduction dans laquelle M. Calapodis explique sa démarche qui consiste dans une double étude, "sociographique" (selon son propre terme) et "socio-historique".
À la sociographie – il faut entendre par là, la description de la Communauté du point de vue de la démographie, de l'habitat, des catégories socioprofessionnelles de ses membres et de leur religion – est consacrée la première partie, composée de deux chapitres. Le premier présente les sources utilisées, à savoir les recensements de 1851 et 1876 ainsi qu'un long commentaire sur leur valeur heuristique. Le deuxième chapitre examine l'évolution de la Communauté entre les deux dates citées. En lisant cette première partie, le lecteur apprend que la Communauté était numériquement restreinte (par rapport à l'entité italienne, par exemple), dominée par des négociants chiotes, majoritairement orthodoxes, dont les formes de leur implantation à Marseille portaient en elles les traits d'une socialisation idiosyncrasique.
La deuxième partie est consacrée, d'une part à l'histoire des différentes flux migratoires, et d'autre part à la formation de la Communauté et aux mécanismes de sa reproduction.
Les immigrants grecs sont répartis en trois catégories : les "pionniers", les "fondateurs" et les "développeurs". Les premiers sont des armateurs et des marchands qui, défiant le blocus commercial imposé par l'Angleterre à la fin du XVIIIe siècle, réussissaient à approvisionner en ressources frumentaires Marseille et le reste de la France. La deuxième catégorie comprend les négociants impliqués au cours des premières décennies du XIXe siècle, à la fois dans ce trafic commercial stratégique (le blé), mais aussi dans la fixation d'une présence grecque orthodoxe pérenne à travers l'établissement d'organes communautaires (église, confraternité). Les "développeurs" vont, à partir de la mi-XIXe, assurer à leur groupe les reproductions au sens large, (familiale, communautaire, linguistique, éducative, etc.).
En examinant en détail et selon un double prisme diachronique et synchronique les mécanismes historiques qui fondèrent la Communauté à Marseille, M. Calapodis met en lumière l'imbrication étroite qui existait entre les différentes formes de ces reproductions, et en particulier, les liens denses entre les stratégies matrimoniales de ses membres et l'organisation communautaire.
La thèse de M. Calapodis est remarquable par son exhaustivité, par son effort de "tout dire" sur les Grecs de Marseille […]. Il convient aussi de noter que ce travail, en prenant la relève d'autres travaux similaires portant sur les Communautés de Trieste, Livourne, etc. constitue un apport important dans l'étude du phénomène de l'émigration/immigration en général, et de la diaspora "grecque" en particulier.


Et, ci-dessous, un résumé de la soutenance de thèse de M. Claude Berland :

« La marine marchande hellénique : développement et ascension pendant la Révolution Française
(fin XVIIIe siècle - 1821) »

L'année 1793 annonce dès son commencement les années sombres de la Révolution française: troubles sociaux et politiques, guerre civile, défaites des armées aux frontières, une crise économique profonde cheminant avec cet effrayant cortège; certains historiens se posent même la question de savoir si cette Révolution n'a pas été qu'une catastrophe économique.
Le midi est touché, sa région côtière, mais Marseille plus particulièrement à cause de la pauvreté de son terroir, du blocus que subit son port par les flottes ennemies, ce qui ne l'exempte pas cependant de fournir la nourriture aux armées des Alpes.
De l'autre côté de la Méditerranée, le fulgurant développement de la marine des Grecs de l'Empire ottoman depuis le milieu du siècle suit de près la suprématie qu'exerce leur commerce dans tous les Balkans, en Anatolie et en Mer noire septentrionale.
Ce travail d'étude et de réflexion est la relation d'une rencontre entre deux peuples:
1) des Grecs, marins dont la flotte est prête techniquement et commercialement à sortir plus largement du bassin oriental de la Méditerranée, et, cela nous importe davantage, qui ont besoin par cette voie d'être reconnus d'un Occident européen dont ils pressentent que leur résurrection nationale devra passer plus ou moins par l'action des Etats qui le composent.
2) des Français dont la crise des subsistances, entre autres, risque fort de mettre à mal leur projet de société nouvelle.
Le drame dont nous avons tenté de dégager les lignes essentielles se joue en présence des Russes agissant de diverses manières: création d'états insurrectionnels dans les Balkans durant leurs guerres contre les Turcs, mesures de protection des Grecs sous le couvert de solidarité orthodoxe, "projet grec" de Catherine II (reconstitution de l'Empire byzantin)... En présence dans une bonne mesure des Anglais dont l'action diplomatique habile repose très nettement sur la suprématie de leur marine militaire après l'effondrement de la flotte de combat française, des Turcs enfin dont le lent déclin a commencé au siècle précédent.
Nota: nous avons eu recours le plus possible aux nombreux documents des archives de France concernant la présence grecque en Méditerranée occidentale ou française en Méditerranée orientale, sans négliger cependant l'abondante, et d'ailleurs unique, bibliographie grecque au regard de l'histoire de la marine hellénique du XVIIIème siècle.

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