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COMMUNIQUE : MESSAGE PATRIARCAL POUR LES SAINTES PÂQUES
le 19/4/2006 21:06:55


MESSAGE PATRIARCAL POUR LES SAINTES PÂQUES



† BARTHOLOMAIOS
PAR LA GRÂCE DE DIEU ARCHEVÊQUE DE CONSTANTINOPLE,
NOUVELLE ROME, ET PATRIARCHE ŒCUMÉNIQUE,
QUE LA GRÂCE, LA PAIX ET LA MISÉRICORDE DU CHRIST NOTRE SAUVEUR
GLORIEUSEMENT RESSUSCITÉ SOIENT AVEC TOUT LE PLÉRÔME DE L’ÉGLISE



« Le tombeau fut ta demeure : dans la mort comment descend notre Vie ? »
Frères concélébrant et enfants de l’Église pieux et aimant Dieu,

Toute la nature s’interroge et est frappée de stupeur : le chœur des Anges. La foule des hommes. Toute la nature se tient craintive et tremblante devant le grand et ineffable Mystère de la sainte Passion et de la glorieuse Résurrection du Seigneur. Et elle s’interroge : Comment est-ce possible que meurt la Vie, la vraie Vie, la Vie en soi, la source de la Vie ? C’est-à-dire, celle de notre Seigneur Jésus Christ qui a dit : « Je suis (…) la vie » (Jn 14, 6) ? La réponse a été donnée par la Résurrection.
Plusieurs de ces questions d’autrefois demeurent. Ce qui s’est accompli une fois pour toutes ne cesse de se répéter. Le Mystère persiste. L’embarras aussi. Pour nombreux, Christ est aujourd’hui encore un signe de conteste. (Lc 2, 34.) Il est crucifié, mais il ressuscite. Le Crucifié est scandale pour certains, folie pour d’autres. (I Co 1, 23.) Les uns se moquent du Ressuscité des morts (Ac 17, 32), les autres le calomnient (Mt 28, 11-15), mais il règne dans les cœurs des croyants.
Nous les fidèles goûtons à l’avance la Résurrection. Nous avons une vie imprégnée de la Résurrection. Nous ne craignons pas la mort naturelle du corps, car nous croyons à la Résurrection du Christ et des humains. Nous la considérons comme un fait attesté, grâce à notre contact avec les Saints : bien qu’ils soient morts selon la conception humaine, ceux-ci vivent réellement, ils nous sont familiers et nous aident dans notre vie.
Depuis cette époque, le cri du fanatisme sonne strident : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » Depuis, la lâcheté et l’irresponsabilité des puissants répondent : « Prenez-le vous-mêmes et crucifiez-le. » (Jn 19, 6.)
La vie est ressuscitée, Christ est ressuscité. Quant à nous, nous témoignons de Sa Résurrection, non seulement au moyen d’arguments, mais par notre vie imprégnée de la Résurrection. Notre témoignage ne peut être crédible que si Christ ressuscité vit en nous, que si toute notre existence rayonne la joie, la certitude et la paix de la Résurrection.
Certes, le tombeau reste devant nous comme une menace à la vie : À la vie de l’homme et de notre environnement naturel. Nous n’entendons pas, bien entendu, la corruptibilité et la mort dans le sens biologique du terme. Nous considérons ces formes de mort et de corruptibilité qui menacent sournoisement, impitoyablement, violemment la vie de l’homme. Celles qui narguent la conscience, avilissent la personne humaine, flétrissent la beauté de la nature.
Nous entendons, par exemple, la vie livrée à la mort avant même de voir la lumière du soleil.
Nous entendons les millions d’enfants voués à la mort à cause de la misère, de la faim, du manque des médicaments les plus élémentaires ; à cause de la dureté de cœur de ceux qui peuvent, mais ne font même pas le nécessaire pour eux ; à cause de l’impudence des exploiteurs et des corrupteurs de l’innocence enfantine.
Nous entendons les victimes des violences quotidiennes. Les brutalités du fanatisme, qu’il soit religieux, nationaliste ou racial. Les cruautés des conflits armés. Dans l’insensibilité et l’indifférence, ces violences dédaignent l’aspiration universelle de l’humanité de taire les passions et de pacifier, enfin, ce monde.
Nous entendons, finalement, le brigandage de l’environnement naturel auquel l’homme l’expose brutalement et frauduleusement. Cédant à ses pulsions d’exploitation et de rapacité, celui-ci déforme la beauté que le Créateur lui a donnée ; il mine les fondements et les conditions de survie des générations futures.
Bref, nous entendons ces formes de vie qui portent les marques de la mort : spirituelles ou morales, dues à des passions ou à des fautes. Ce sont des marques de privation ou d’avidité, des signes d’avilissement et d’oppression de la vie.
Chers frères et enfants bien-aimés en le Seigneur,
Cette année encore, nous avons vénéré la sainte Passion de notre Sauveur Jésus Christ. Nous savons que le langage de sa mort sur la croix est folie pour ceux qui persistent dans l’incroyance et qui vont vers leur perte. Au contraire, il est puissance de Dieu pour nous qui, dans la foi, marchons sur le chemin du salut (I Co 1, 18), sous la lumière éblouissante de la Résurrection.
Animés par cette puissance et cette joie de la Résurrection du Christ, nous respectons la vie de nos semblables, pour cesser de nous entretuer, renoncer à la violence et au fanatisme qui menacent la vie. Le triomphe de la Résurrection doit être vécu comme celui de la vie, de la fraternité des hommes, de la perspective et de l’espérance.
« Christ est ressuscité et voici que règne la vie.
À Lui gloire, honneur et puissance dans les siècles des siècles. »


Saintes Pâques 2006
† Bartholomaios de Constantinople
Fervent intercesseur en Christ ressuscité de vous tous.

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