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RESUMES-(cliquez) : ADAMANTIOS KORAÏS
le 11/4/2014 9:16:10

Adamantios Koraïs 1748-1833

CORAY ou KORAÏS, (Adamantios), médecin et philologue grec, né à Smyrne le 27 Avril 1748 d'une famille originaire de Chios, mort à Paris le 10 Avril 1833.
Envoyé par son père à Amsterdam pour faire du commerce (1772), il revint à Smyrne au bout de six ans, mais retourna bientôt en Europe pour étudier la médecine (1782).
Il fut reçu docteur en médecine après six ans de séjour à Montpellier, puis vint à Paris (1788) où il se fixa définitivement, mais sans cesser pour cela de songer à sa patrie, dont il désirait ardemment la liberté.
Il consacra sa vie à éclairer les Grecs sur leur situation politique et la faire connaître aux peuples d'Occident, à rappeler sans cesse à ses compatriotes la gloire et les hauts faits des Grecs anciens, leurs ancêtres, et enfin à reconstituer la langue hellénique en expulsant tous les termes étrangers et en empruntant à l'ancienne langue les termes qui pouvaient faire défaut.
Ses premiers écrits furent des traductions en français d'ouvrages de médecine anglais et allemands, et quelques opuscules où il exhorte la Grèce à reconquérir sa liberté (1798 et 1803).
Mais, ce qui fit sa renommée, ce furent d'abord une traduction en grec moderne du "Traité des délits et des peines" de Beccaria (1802) et surtout ses traductions en français et ses éditions d'auteurs grecs, dont plusieurs sont accompagnées de remarquables préfaces où il expose ses vues sur la langue moderne.
Formé dès sa jeunesse au culte des humanités et à la passion de l’indépendance par Dom Bernard Keun, aumônier du Consul de Hollande en Grèce, il n’a pu se faire à l’étouffante atmosphère de Smyrne où résident ses parents, et déjà une première fois de 1772 à 1776, il a quitté les siens pour s’occuper à Amsterdam d’affaires commerciales qui sont peu de son goût.
Il n’est pas retourné en Grèce depuis 4 ans, qu’il forme le projet de s’en évader à nouveau pour conquérir en France le diplôme de docteur en médecine dont il espère tirer plus d’indépendance s’il doit à nouveau subir le joug des Turcs au milieu de ses compatriotes.
Il s’embarque donc sur un bateau qui fait escale à Livourne où l’attend la disgrâce d’une quarantaine imprévue, puis, par voie de terre, il arrive à Montpellier, le 9 octobre 1782.
Il y devait demeurer cinq ans et demi, jusqu’au 3 mai 1782, un mois par conséquent après son arrivée en ville, il s’inscrit pour la première fois sur le registre des matricules où son nom figure 12 fois jusqu’en janvier 1786.
Rien d’autre n’est demeuré de sa vie scolaire, studieuse à n’en pas douter, puisqu’en trois ans il en franchit les étapes.
Le 11 janvier 1786, déjà quadragénaire, Koraïs soutient sa thèse de doctorat “Pyretologiac synopsis” sous la présidence du Chancelier Paul-Joseph De Barthez, travail remarquable qu’il dédie à son maître Bernard Keun.
Devant un jury de 10 professeurs, dont Broussonet et Vigarous, et en présence de 250 auditeurs savants et philologues pour la plupart, il reçoit mille éloges, répond avec assurance aux objections formulées, s’efforçant de mettre en lumière que “beaucoup de choses que l’on croit être des découvertes modernes Hippocrate les avait vues deux mille ans auparavant”.
Quelques heures après la soutenance, un médecin illustre, venu dans sa chambre, lui demande “La reine des thèses” avec ces enivrantes paroles : «j’ai été convaincu par vous que les Grecs, bien que sous le joug de la servitude, sont toujours des Grecs, et que l’esprit de leurs ancêtres n’est pas éteint».
Le jour de la soutenance, après le dîner, Koraïs sort des mains du coiffeur, car l’usage était de disputer, la chevelure en désordre, comme s’il se fut agit d’un inspiré, et l’un après l’autre, la canne à la main, va rendre visite à ses professeurs qui l’accablent de louanges.
Mieux encore, leur doyen, M. De Lamure, le presse de donner au public, une traduction d’Hippocrate tant celles qui sont en faveur lui paraissent peu exactes. Il s’y emploiera par la suite.
Mais le nouveau docteur ne se hâte pas de rentrer dans sa patrie et, deux ans encore, il va séjourner à Montpellier où il poursuit sa laborieuse existence entre les cours à la Faculté et les travaux de traduction dont il vit.
De loin en loin, il se rend au café où, en buvant un verre de limonade, il parcourt les gazettes pour se tenir au courant de l’état politique de l’Europe.
Une lettre du 10 août 1786 est d’un tour prophétique.
A l’occasion de la découverte récente de Montgolfier, Koraïs envisage la direction de ballons, leur utilisation pour la poste et divers usages militaires ou météorologiques, près de cent ans avant Jules Verne, et d’un siècle et demi avant le Comte de Zeppelin ou le professeur Piccard.
Deux mois après, le 9 octobre 1786, grande nouvelle : l’Académie des Sciences de Montpellier lui donne par écrit et sur parchemin le titre de membre correspondant, qui lui vaut le privilège de partager les travaux des hommes les plus cultivés de la province.
C’est sans doute à l’occasion du prestige qu’il s’acquiert dans ce corps savant qu’il est honoré, en janvier 1788 de la plus inattendue et flatteuse des démarches. On frappe à sa porte et, escorté de toute sa suite, un prélat se présente : «je suis l’évêque d’Agde». Il s’agit de Mgr Charles François Siméon De Rouvray De Sandricourt De Saint Simon, membre de l’Académie des “Inscriptions et Belles Lettres” qui, ayant entendu dire du bien de Koraïs, l’a voulu connaître personnellement.
L’évêque s’assied donc et, une heure et demie durant, s’entretient ave le nouveau docteur, son cadet de 20 ans, de médecine, de littérature et même d’affaires ecclésiastiques. La courtoisie et la simplicité de ce grand seigneur, lettré comme pas un, -il sait le grec, l’hébreu, le caldaique et plusieurs autres langues- font la conquête de son interlocuteur qui s’enhardit jusqu’à lui offrir un catéchisme de l’Eglise d’Orient, accepté de bonne grâce, encore qu’il sente encore le “fagot”. Ils se quittent, charmés l’un de l’autre pour se retrouver à la suite avec le même plaisir.
Koraïs est un philosophe, un esprit métaphysique. Il fut toujours un croyant, et un croyant pieux. Il eut pour ami l’évêque d’Agde.
Il rédigea un abrégé de l’Histoire Sainte, accompagné d’un catéchisme. Sa religion était imprégnée d’idéologisme, qui lui faisait mettre une sorte de théisme avant le dogme.
Philologue et savant, Koraïs voyait dans la philosophie, une des meilleures armes dont les Grecs puissent se servir.
Sa devise aurait pu être : Vers la liberté par la Science.
Il veut en Grèce des écoles partout et pour tous. Il a des idées pédagogiques excellentes.
Ainsi les coups étaient en usages dans les écoles : il flétrit les châtiments corporels.
Il était très savant en quatre langues vivantes au moins. Il tenait en haute estime le Français. Mais les langues anciennes, et en particulier le grec ancien, voilà, pour le savant philologue, la vraie manne de l’esprit, surtout pour un jeune grec.
Faible de santé, affligé d’hémorragies, d’une pleurésie mal guérie, sous alimenté, il meurt en 1833, à l’âge de 85 ans. Et avant de mourir, il a rédigé lui même l’inscription qu’on devait graver sur sa tombe : “Adamantios Koraïs de Chio, sous la terre étrangère de Paris, que j’aimais à l’égal de la Grèce, ma patrie, je repose ici”.
Ses cendres et sa statue sont aujourd’hui à Athènes. En hommage à Adamantios Koraïs, un square porte son nom dans la ville de Montpellier.

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