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RESUMES-(cliquez) : YALLOURAKIS - KYRAMARIOY - SYMI
le 11/4/2016 10:00:07

SYMI : Histoire de la famille Yallourakis, histoire des Grecs de la Diaspora, ...
ΣΥΜΗ : Ιστορία οικ. Γιαλουράκης, ιστορία των Ελλήνων της Διασποράς...



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ΓΙΑΛΟΥΡΑΚΗΣ-KYRAMARIOY
Yallourakis, Giallurachis, Iallurachi, Giallurachi


Le 24 août, disparaissait Kyriakoula (Aurélie) Giallurachi, à l'âge de 95 ans; elle était le pilier de cette grande famille composée de ses 10 enfants, 18 petits-enfants, 27 arrière-petits-enfants et 3 arrière-arrière-petits enfants.
Lors de ses obsèques, l'Eglise Orthodoxe Grecque de Marseille était comble. Les membres de la famille Giallurachi sont très nombreux.
Cette famille est venue de l'île de Symi et, actuellement, elle en est arrivée à sa 5ème génération ; c'est certainement une des plus grandes de la région. L'histoire de cette famille ne raconte pas seulement l'histoire de Symi mais l'histoire de toute la Grèce, des Grecs de la Diaspora et aussi celle de Marseille, comme beaucoup d'autres. Dans l'article qui suit, nous voulons résumer l'histoire de ces familles d'immigrés, pensant que cela serait très enrichissant pour toute la communauté grecque.
Nos anciens ont su transmettre les valeurs de la famille et les traditions grecques à leur descendance qui respecte la France, terre d'accueil, sans cependant oublier son pays d'origine dont elle est si fière.
Pour rendre hommage à toutes ces personnes, Elisabeth Giallurachi nous a apporté une aide précieuse afin de pouvoir diffuser l'article qui suit.

Damianos (Damien) Yallourakis - Maria Papantoniou





Damianos Yallourakis
Né à Symi en 1867
Décédé à Marseille en 1937

Maria Papantoniou
Né à Symi en 1875
Décédée à Marseille en 1947







Sept enfants ont survécu à leur union :
- Nicolas : Né à Symi en 1897- Décédé à Marseille en 1974 - A élevé 3 enfants
- Michel : Né à Symi en 1899 - Décédé à Marseille en 1970 - A élevé 6 enfants dont l’un est mort sous les drapeaux durant la guerre d’Algérie
- Crissanti : Né à Symi en 1903 - Décédée à Symi en 1989 - A élevé 6 enfants. Elle est la seule à ne pas avoir quitté l’île.
- Grâce (Xaritomeni) : Née à Symi en 1904 - Décédée à Martigues en 1987 - A élevé 5 enfants.
- Irène (Irini) : Née à Symi en 1908 - Décédée à Marseille en 1974.
- Jean (Yannis) : Né à Symi en 1912 - Mort en 1940 pour la France.
- Elie (Ilias) : Né à Symi en 1914 - Décédé à Marseille en 1971 - A élevé 10 enfants avec Aurélie Kyramarios.


L’origine de la famille Yallourakis est crétoise et plus précisément de Chania (La Chanée). Ils sont venus se réfugier sur les hauteurs de Symi au 18ème siècle pour se soustraire à l’occupation ottomane car, à Symi, les relations avec les Ottomans étaient plus favorables.
La famille Papantoniou est originaire de Symi avec pour aïeul le célèbre Papas Vavanas dont la place de l’église Saint Jean sur le port porte le nom.
Damien et ses 3 enfants (Nicolas, Michel et Grâce sont venus en France avec des contrats de travail durant la 1ère guerre mondiale "en 1916 " pour travailler dans les mines de la région de Saint Etienne). Ils y resteront jusqu’en 1928.
Le choc a été très important tant sur le plan culturel que climatique. Grâce a été vieillie de quelques années pour obtenir son permis d’entrer en France. Elle a assuré les tâches ménagères pour son père et sa fratrie jusqu’à l’arrivée du reste de la famille, c’est-à-dire sa mère et ses autres frères et sœur en 1928.
Après la guerre, ils sont retournés peu de temps à Symi. Mais, le contexte économique ne leur a pas permis d’y rester. Les tentatives d’émigration pour les USA n’ont pu aboutir.
En 1928, toute la famille est réunie à l’exception de Crissanti qui s’est mariée à Symi avec Konstantinos Kypriotis. Entre temps, Grâce s’est mariée elle aussi et a eu des enfants.
Arrivés à Marseille, la fratrie a grandi et chacun fonde des foyers avec des époux et épouses de la même nationalité. Ils ont exercé respectivement les métiers de cordonnier, de docker et de tailleur.
Seul Elie a obtenu la nationalité française en 1969. Seuls Grâce et Elie ont pu retourner à Symi pour de très courtes vacances. Leur nom de famille a été traduit différemment :
Yallourakis, Giallurachis, Iallurachi, Giallurachi.
Parmi leurs caractéristiques, on peut citer : l’amour profond et le respect de leur famille et de leurs origines, une combativité remarquable, l’amour du travail bien fait, un pragmatisme et un équilibre certain, une espérance et une foi dans la vie et tant d’autres qui leur ont permis d’assurer une belle et honorable descendance.


Mercure (Merkouri) Kyramariou - Zoopighi Moskakis

Mercure (Merkouri) Kyramariou
Né à Symi en 1888
Décédé à Marseille en 1925

Zoopighi Moskakis
Né à Symi en 1891
Décédée à Marseille en 1973


Deux enfants ont survécu à leur union :
- Kyriakoula (déclarée Aurélie) Née en 1920, décédée en 2015. A élevé 10 enfants avec Elie Giallurachi
- Nikitas (déclaré Marius) Né en 1924, décédé en 2005. A élevé 3 enfants avec Félicité Margaritis

Elie (Ilias), né à Symi le 15/04/1914 et décédé le 5/12/1971 à Marseille. Elie a exercé le métier de tailleur à Marseille. Kyriakoula, née à Marseille le 17/06/1920 et décédée le 25/08/2015
Photo de leur mariage. Ils ont eu dix enfants : Marie, Anna (Zoei), Georgette, Marc, Hélène, Irène (Mireille), Christiane ( Nina), Elisabeth (Babette), Daniel et Georges.

Le nom Kyramariou est lié à la tradition locale sur la fondation du monastère de Panormitis tant vénéré à Symi. Selon les récits locaux, une pieuse femme Marion Proténios a trouvé, en creusant le domaine de Panormos, une petite icône de Saint Michel sur la racine d'un arbre à mastic. Elle emmena cette icône chez elle et la plaça parmi les autres icônes. Cependant, l’icône disparut. Elle retrouva plus tard cette même icône dans le champ où elle travaillait.
A nouveau, elle l’emmena à la maison et la plaça au même endroit, à côté des autres icônes. L’icône disparut à nouveau. Kyra Marion (Madame Marion) fut très troublée par cette deuxième disparition. Lors d’une sieste, l’Archange Saint Michel lui est apparu, "glorieux et resplendissant".
Il lui a exprimé le vœu de rester à Panormos. Kyra Marion fort intriguée, consulta les autorités religieuses qui lui conseillèrent d’édifier une chapelle à l’endroit où elle avait trouvé l’icône de Saint Michel.
L’entreprise était titanesque pour cette modeste femme. Cependant, le projet vit le jour, non pas dans la configuration actuelle, certes ; mais, au fil des siècles, ce lieu de culte s’est transformé en monastère de renommée européenne. Tous les descendants de Kyra Marion portent le nom de Kyramariou ( ΚΥΡΑΜΑΡΙΟΥ).
Je ne suis pas certaine que cette histoire soit une légende car j’ai retrouvé dans les traits de caractère de ma mère les qualités que devait avoir Kyra Marion : cette résolution, ce charisme, cette sérénité qui leur a permis de mener à bien leur entreprise. Pour l’une de bâtisseuse, pour l’autre de mère de famille de 10 enfants avec beaucoup de logique, de simplicité et d’amour.
J’en reviens à mes grands-parents : Mercure est arrivé seul durant la 1ère guerre mondiale de 14-18, ma grand-mère l’a rejoint et ont eu 7 enfants en France dont deux seulement ont survécu.
Mercure est mort accidentellement alors qu’il travaillait sur le port de Marseille (il a été piqué par la mouche qui transmet la maladie du charbon).
Zoopighi (Yiayia) s’est retrouvée veuve alors qu’elle était enceinte de son septième enfant, sans frère, sans sœur, sans père, ni mère. Seule, une cousine constituait sa famille. Très dure épreuve pour cette femme… Elle ne s’est jamais plainte des épreuves passées; par contre, elle disait que la vie était douce….
Je pense qu’elle doit être très fière de sa descendance, d’autant qu’une petite fille, médecin, porte son nom et son prénom.






Nous remercions vivement Elisabeth Giallurachi qui, avec beaucoup de patience et de passion, a préparé ce travail remarquable résumant la vie de ses ancêtres et la vie de tous ces Grecs qui ont quitté leur patrie pour s'installer à l'étranger.
Vous pouvez entendre Elisabeth tous les vendredis soir sur Dialogue RCF de 19h15 à 19h45, avant l'émission grecque "Elliniko Komboloï" , dans "La parole et le chant" avec Père Joachim et Lydia.


Radio Dialogue RCF : 17, rue Breteuil - Marseille (1er) -
Tél : 04 91 91 90 08
89.6 FM Marseille-Aubagne
101.9 FM Aix-en-Provence, Martigues, Étang de Berre
Ecoutez en direct : https://rcf.fr/ecouter/RCF13






Symi : la perle de la Méditerranée



Texte d'Elisabeth GIALLURACHI
PHOTOS de SYMH : Lien pour les photos : https://goo.gl/photos/KxuQCamqYdsDPPRS6


Symi fait partie des îles du Dodécanèse dans le sud-est de la Grèce. Elle se situe plus précisément à 40 Km au nord de Rhodes et est toute proche des côtes turques. L'île est montagneuse, l'intérieur est parsemé de petites vallées et son littoral voit alterner falaises et criques. La population actuelle est d’environ 2 600 habitants.
Ce petit bijou de 67 km² est riche en histoire, en beautés architecturales, naturelles et imprévisibles. Elle constitue également un point stratégique intéressant. Son économie actuelle repose principalement sur le tourisme, la pêche et le commerce.
Elle est dotée d’un port naturel qui lui permet d’accueillir de grands bateaux de croisières. Un nouveau port est en cours de construction qui dégagera le port actuel de la circulation automobile. Même si l’île est petite, il y a beaucoup à visiter. A vrai dire, Symi est l’une des plus belles îles de Grèce, avec une architecture merveilleuse, la plus fine architecture néoclassique de Grèce.
Les maisons de Yialos, le port principal et Chorio, le village au-dessus du port, dominant la mer, de style et couleurs néoclassiques témoignent de la richesse économique de l’île. Ces maisons néo-classiques à frontons constituent les monuments nationaux les mieux protégés de Grèce à cause de leur architecture unique datant du 19ème siècle.
Tout projet immobilier, de restauration ou construction de maisons, est régi par des règlements très stricts. La ville est dominée par un Kastro (le fort) auquel on accède par 500 marches. Durant cette ascension, l’on appréciera les maisons à 2 étages aux couleurs ocre et aux volets colorés, aux magnifiques balcons en fer forgé, et aux frontons de marbre sur les façades.
Cette élégance architecturale et du mobilier intérieur témoignent de la richesse des commerçants et armateurs d’alors. En 1900, l’île comptait 22 000 habitants. Mais le village de Symi est tout sauf un musée : les coutumes et le dialecte local, ancrés dans la vie quotidienne des habitants, s’allient à la douceur de vivre propre aux Grecs.
Le reste de l'île sera l'occasion de magnifiques balades dans les forêts de pins, de cyprès, d’arbustes et de plantes aromatiques où les chèvres et les perdrix trouvent leur refuge.
Sur les hauteurs, l’on pourra admirer également les vestiges d’une agriculture et viticulture étagées avec bon nombre de fouloirs à vin datant de l’époque byzantine. L'île est aussi appréciée pour ses plages aux eaux limpides et turquoise. Certaines ne sont accessibles qu’en taxi boat. Mes plages préférées se trouvent à Agios Giorgios, Agia Marina et Nanou.
Une route conduit du port au monastère de Panormitis qui se trouve au bout de l'île. Il s'agit du deuxième monastère du Dodécanèse après celui de Patmos. Il est dédié au Taxiarque Michel, protecteur des îles et des marins. Il constitue le site le plus important de l'île.
Le pèlerinage du 8 novembre provoque l'afflux de pèlerins de toute la Grèce. En 2015, 20 000 pèlerins ont été accueillis. Sur l’île, 8 autres églises sont dédiés à l’archange Saint Michel. Le monastère de Saint Michel Roukounioti, à l’intérieur des terres, présente des fresques très anciennes.
La restauration récente de ce monastère est une belle réussite. La ferveur religieuse est forte à Symi et l’île dénombre plus de 350 églises et chapelles dont bon nombre ont été construits durant l’époque
byzantine. L’intérieur est souvent décoré de fresques, tandis que les cours sont pavées de galets. Nombreuses sont les chapelles qui relèvent de la propriété privée.
L'île est entourée par de nombreuses petites îles et îlots tout proches : Nymos, Chondros, Plati, Agia Marina, Agios Emilianos, Megalonisi, Karavalonisi, Marmaras, les Sesklia ….
L’île de Symi a une grande histoire tirée du fin fond de la mythologie. Elle est le lieu de naissance des trois Grâces et tire son nom d'une des épouses de Poséidon : la nymphe Syme.
Dans l’Iliade d’Homère, l’île est le domaine du roi Niréus qui a combattu durant la guerre de Troie (1 200 av. J.C) aux côtés des autres Grecs. Homère relate que Niréus, qui était le plus beau des rois après Achille et qui aurait combattu avec 3 bateaux. Une grande bataille navale a eu lieu près de l’île de Symi en 410 av. J.C. où les Spartiates vainquirent les Athéniens.
A la fin du 14ème siècle, Symi passe aux mains des Chevaliers de l’ordre St Jean de Jérusalem et, en 1522, aux mains des Ottomans mais Symi conserve ses privilèges (ceux du commerce notamment), ce qui lui permet de continuer à prospérer.
En tant qu'archipel, le Dodécanèse n'est connu sous ce nom que depuis 1908, date à laquelle les douze îles décidèrent de s'unir pour lutter contre la domination ottomane. Cependant leur action ne put aboutir car, l’Italie engagea une guerre contre la Turquie, dans laquelle elle gagna, entre autres territoires, le Dodécanèse (1912).
A partir de ce moment-là une période difficile a commencé pour l’île puisque les Italiens prirent le contrôle de la pêche des éponges, du commerce et des chantiers navals,
c’est-à-dire des sources de revenus principales et très développées de l’île, ce qui précipita le déclin de l’île et l’émigration. Ils ont interdit : l’élévation du drapeau Grec, ont renvoyé le clergé, les enseignants et réprimé la propagation de la culture grecque. De nombreux Symiotes ont fait toute leur scolarité en Italien.
Pour la population locale, l'administration italienne rappelait l'époque des "latins" et le régime fasciste de Mussolini n'arrangea rien : des actions sporadiques de sabotage ou de résistance se multiplièrent dans les années 1930.
En 1942, l’occupation allemande succède à l’occupation italienne et, en 1948, l’île revient à la Grèce. Un festival y est organisé chaque été.
Ce festival attire des personnalités de toute nationalité. En y allant, vous pourrez apprécier outre de la musique classique, de la musique contemporaine et populaire, des pièces de théâtre, de la poésie, mais aussi apprendre beaucoup sur les traditions de Symi (chants, danses, costumes folkloriques, etc).
Il y a beaucoup de touristes. Le soir, le port se remplit de yachts et voiliers. D’ailleurs, l’île s'en sort plutôt bien malgré la crise.
Symi est d’une beauté étonnante avec une atmosphère magique. Le village est tout à fait ravissant et étonnera les visiteurs par son unité de style remarquable. Il donne le sentiment d'un voyage dans le temps. Ses habitants sont positifs et aiment leur île; ils sont très chaleureux et vous aident facilement si vous avez besoin.

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