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le 26/3/2018 14:30:49

Te Deum du 25 mars 1821 à Marseille

Le 25 mars, jour de la fête Nationale et de la fête de l'Annonciation, un Te Deum a eu lieu en l'église de la Dormition de la Mère de Dieu. La liturgie a été célébrée par les Archimandrites Dimitrios Ploumis et Sébastien Garnier, en présence des deux lieutenants-colonels de l'armée grecque, M. Apostolos Barmpas, M. Konstantinos Spinthakis , des présidents des associations et de très nombreux fidèles.
Après le Te Deum, le lieutenant colonel, M Konstantinos Spinthakis, a lu en grec l'historique de la révolution grecque. Puis, Mme Michelle Stavrinou a prononcé une homélie dans laquelle elle a retracé les moments historiques du 25 mars 1821.


Voici le contenu de l'homélie de Mme Michelle Stavrinou:
"Combattre pour la foi et la patrie", ces paroles ont été prononcées par le dernier empereur de Byzance, Konstantinos Paléologos alors qu’il défendait Constantinople et l’église Sainte Sophie prise par les Ottomans en 1453. Ces paroles là, la nation grecque les a ancrées en elle, durant 400 ans d’esclavage pendant lesquels la Grèce fut rayée de la carte, jusqu’à son soulèvement en 1821.
Le 25 mars 1821,au monastère d’Agia Lavra, l’Archevêque Paléon Patron Germanos aurait fait prêter serment aux chefs de la Révolution en leur donnant leur drapeau avec l’image de la Vierge, le jour même de la fête de l’Annonciation.

La lutte dura 9 ans et généra un mouvement extraordinaire de sympathie et de soutien de l'opinion publique en Europe et notamment en France
La Révolution hellénique fut en vérité un exploit, car elle a réussi à libérer une partie de la Grèce et à créer un Etat indépendant, après 4 siècles d'occupation ottomane. D'autres batailles ont permis ensuite de libérer le reste de la Grèce, Thessalonique, la Thrace, la Macédoine, la Crète, le Dodécanèse et Chypre qui fut libérée en 1960.
L’événement le plus important du XIXème siècle, non seulement pour les Grecs, mais pour toute l’Europe, fut cette Révolution de 1821. Après 400 ans d’esclavage, les Grecs ont réussi à garder leur langue, leurs traditions, leur civilisation et leur religion, tout en préservant leur unité.
Influencée incontestablement par la Révolution française, qui, par son éclat a réveillé l’esprit des peuples opprimés et asservis, la Grèce multiplia les mouvements et les actions insurrectionnelles, prenant ainsi conscience de la possibilité d’un combat armé contre l’occupant Ottoman.
Kolokotronis, le plus grand chef grec de l’armée insurrectionnelle a dit : " La Révolution française et Napoléon ont ouvert les yeux du monde ". Il est vrai que les Grecs crurent longtemps à l’intervention militaire de Napoléon. C'est pour cette raison que de nombreux Grecs intégrèrent l'armée napoléonienne. Déjà en 1797, Rhigas Feraios (précurseur de la lutte d'indépendance de la Grèce) eut une brève rencontre avec le Général Bonaparte pour plaider la cause grecque. Plus tard, sur l’île de Sainte Hélène, Napoléon, en se référant au combat du peuple grec, exprima son grand regret de ne point lui avoir accordé l’attention qu’il méritait, ni apporté l’aide appropriée à ses besoins.
Après le massacre des habitants de l’île de Chios le 30 Mars 1822 et le premier siège de Messolonghi le 25 Décembre 1822, le courant philhellénique se trouva à son apogée. Partout dans le monde, des associations se formèrent. Les journaux stigmatisaient la cruauté et la barbarie des Ottomans, les rhéteurs exaltaient aux tribunes l'héroïsme des Grecs et les peintres brossaient sur leurs toiles la souffrance et le martyre de cette nation. Des hommes illustres comme Louis 1er de Bavière, Hugo, David, Delacroix, Mayer, Pouchkine associèrent leur nom à la cause grecque. Les philhellènes rendirent d’énormes services moraux et financiers aux insurgés, particulièrement après l’exode des assiégés de Messolonghi, lorsque le combat pour la liberté traversait la phase la plus cruciale de son existence.
En 1832, le premier traité international officiel fut signé, reconnaissant la Grèce centrale sous le régime grec indépendant. Au cours du siècle suivant, à travers les deux guerres et les accords diplomatiques, la Grèce continentale et ses îles furent récupérées une par une jusqu'à ce que la Grèce redevienne presque comme avant.
Le rôle des Grecs de la Diaspora fut aussi déterminant que celui des combattants sur les champs de batailles. Les bases pour le début de la Révolution furent posées par les têtes éclairées des Grecs de la Diaspora, la « Société Amicale » ( Filiki Etairia ), par tous ceux qui aspiraient à la création d’une Grèce libre. De nombreux Grecs de l’étranger ont donné leur vie sur les champs de bataille.
Au moment où notre patrie se trouve à un carrefour critique, face à des décisions et des choix importants qui vont influencer son chemin pour les années à venir, le rôle des Grecs de l’étranger continue à être aussi déterminant.

Aujourd'hui, tous les Hellènes de par le monde, rendent hommage aux héros de la Révolution grecque de 1821 grâce auxquels ils sont libres. Notre voeu le plus cher, pour nous les Grecs de la Diaspora, est que le 25 mars, jour de la Fête Nationale, donne à tous les Grecs et surtout à ceux de la Grèce, l'exemple de l'unité des combattants grecs, afin de faire face aux nouvelles provocations que subit notre Nation

Voici pourquoi nous commémorons le 25 mars 1821
Vive la Fête Nationale Grecque du 25 mars!
Ζήτω το Ελληνικό Έθνος ! Χρόνια Πολλά ΕΛΛΑΔΑ


Après le Te Deum, les enfants de l'école grecque ont réciter des poèmes et ont chanté l'hymne national grec. Puis, Eva Katsibracchis les a conduit dans la salle de l'église et ils ont colorié le drapeau grec.

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