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ACROPOLIS Revue Hellénique : 24 AVRIL 1915
le 23/4/2018 15:11:12

24 Απριλίου, ημέρα μνήμης των 1.500.000 νεκρών της Γενοκτονίας των Αρμενίων.
24 avril journée de commémoration du Génocide Arménien 1.500.000 victimes
Appel à la communauté internationale de reconnaitre le génocide arménien





Le samedi 24 avril 1915, à Istamboul, capitale de l'empire ottoman, 600 notables arméniens sont assassinés sur ordre du gouvernement. C'est le début d'un génocide , le premier du XXe siècle. Il va faire environ 1 500 000 de victimes dans la population arménienne de l'empire turc.
Le gouvernement turc a décidé de détruire tous les Arméniens résidant en Turquie. Il faut mettre fin à leur existence, aussi criminelles que soient les mesures à prendre. Il ne faut tenir compte ni de l'âge, ni du sexe.


Την 24η Απριλίου του 1915, 600 άτομα της πολιτικής και πνευματικής ηγεσίας των Αρμενίων συγκεντρώθηκαν στην Κωνσταντινούπολη και στη συνέχεια οδηγήθηκαν στο θάνατο. Αυτό ήταν ο προπομπός όσων ακολούθησαν στα χρόνια μέχρι το 1923, όταν ο αριθμός των νεκρών της Γενοκτονίας έφτασε τους 1.500.000.
Η Γενοκτονία των Αρμενίων, η πρώτη γενοκτονία του 20ου αιώνα, ήταν ένα προμελετημένο έγκλημα, το οποίο η κυβέρνηση των Νεότουρκων έφερε σε πέρας με συστηματικότητα. Οι μέθοδοι που χρησιμοποίησε ήταν ο ξεριζωμός, η εξάντληση στις κακουχίες, τα βασανιστήρια, η πείνα και η δίψα, και τα στρατόπεδα θανάτου στην έρημο

Appel à la communauté internationale de reconnaitre le génocide arménien
La Chambre des Représentants de la République de Chypre (nom du Parlement chypriote) a appelé, le 20 avril, la communauté internationale à reconnaître et à condamner le génocide arménien.

Le Président de la Chambre des Représentants de la République de Chypre, Demetris Syllouris, a marqué l’anniversaire noir du 24 avril, dans son adresse à la session plénière du Parlement. « Même aujourd'hui, a-t-il dit, la Turquie continue de provoquer, décrivant le meurtre d’un million et demi d’Arméniens comme un déplacement et poursuit, sans remords, une politique de nettoyage ethnique avec ses actions criminelles contre les Kurdes en Syrie ». « Aujourd'hui, a-t-il noté, nous voudrions condamner une fois de plus la politique de nettoyage ethnique et d’expansion de la Turquie, exprimer notre plein soutien à nos amis, le peuple arménien, et réitérer une fois de plus notre appel à la communauté internationale pour reconnaitre et condamner le génocide arménien. »

Il est à rappeler que les députés chypriotes ont déclaré (1990) le 24 avril « Journée nationale de commémoration du génocide arménien » et ont adopté des résolutions relatives à cet effet.

De son côté, Vartkes Mahtesian, Représentant de la communauté arménienne de Chypre à la Chambre des Représentants, a déclaré, lors de cette session plénière, qu’il était inconcevable que des États civilisés, apparaissant comme protecteurs des droits de l’homme et de la démocratie, continuent de céder à la pression exercée par la Turquie pour les empêcher de reconnaître le génocide arménien. Il a qualifié le génocide arménien de « tragédie qui a secoué à l’époque le monde civilisé et qui a causé les blessures les plus profondes dans l’histoire de la nation arménienne ».

Monsieur Mahtesian a précisé qu’entre 1915 et 1923 le génocide a provoqué la mort de plus d’un million et demi d’Arméniens, massacrés ou forcés à marcher jusqu’à leur mort dans le désert inhospitalier de Deir ez-Zor. Il a encore noté que plus de 800 000 Arméniens sont devenus des réfugiés et ont dû fuir vers de nombreuses parties du monde, façonnant la diaspora arménienne telle qu’elle est connue aujourd’hui.

Charalambos Petinos, historien.
D’après une dépêche de l’Agence de Presse chypriote (Cyprus News Agency), en date du 20 avril 2018.



Continuum Génocidaire
N. Lygeros

Le génocide n'est pas seulement un acte de barbarie. En tant que crime contre l'humanité, le génocide est une mesure inhumaine. Il permet de jauger la société dans laquelle il intervient. Il donne en somme le sens de l'absurde. Aussi lutter pour la reconnaissance du génocide, c'est lutter contre l'absurde. Il faut prouver l'évidence à la manière d'une démonstration par l'absurde. Il faut montrer que les victimes sont des victimes, en d'autres termes identifier leur mémoire. Il faut montrer que les bourreaux sont les bourreaux, en d'autres termes tracer leur crime. C'est le signe du temps. Et tout cela en restant juste. Car le juste doit être exemplaire. Evidemment toutes ces contraintes rendent extrêmement difficile cette tâche et nous ne devons pas nous étonner quant au découragement de certains. L'important, c'est de saisir que le temps est avec nous et qu'il travaille pour nous. Car le crime est imprescriptible. Aussi la conservation des données permet de mieux asseoir la cause. Certes, nous ne pouvons pas nous contenter de cela et nous devons envisager le problème de la reconnaissance du génocide de manière globale. Le grand économiste John Kenneth Galbraith avait une opinion singulière sur la première guerre mondiale. En effet, il considère qu'il est plus judicieux de la nommer la Grande Guerre sans diminuer son importance en fonction de la seconde comme nous le faisons habituellement. Car selon lui, il est plus juste de considérer la seconde guerre mondiale comme la dernière bataille de la Grande Guerre. Dans ce nouveau cadre, certainement perturbant pour les personnes conventionnelles, la notion de génocide acquiert un nouveau sens. Comme il n'est plus possible de séparer les génocides ainsi que les bourreaux, nous assistons à une unification du sens. Ainsi le régime nazi et le régime des jeunes turcs apparaissent comme une seule et même entité qui élimine systématiquement les Juifs et les Arméniens qui sont eux-mêmes unifiés en tant que victimes. Dans ce nouveau champ, une vision globale est nécessaire pour comprendre l'importance de la notion de génocide. La comparaison n'a plus de sens. L'idée est ailleurs. Nous avons un continuum génocidaire qui englobe les associations et les analogies. Les bourreaux ne sont que la succession d'autres bourreaux. Aussi où se trouve donc la différence ? En réalité, il n'y en a qu'une mais elle est de taille. Une partie de ces bourreaux a été reconnus comme telle tandis que l'autre ne l'est toujours pas. Nous avons donc une incomplétude fondamentale en termes des droits de l'homme. Si nous voulons vraiment que les générations futures s'appuient sur le travail accompli, celui-ci doit englober l'ensemble de ce continuum génocidaire. Aussi la reconnaissance du génocide doit être effectuée à partir du point initial. C'est en ce sens que la cause est fondamentale. C'est en ce sens qu'il faut mettre en évidence la divergence qui consiste en un génocide de la mémoire. Aussi l'ampleur de la tâche ne doit pas nous décourager mais au contraire grandir notre humanité.


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