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RESUMES-(cliquez) : PHOCEE - ΦΩΚΑΙΑ
le 9/6/2014 10:21:00

Marseille la phocéenne, fille dévouée à sa mère martyre spirituelle.
Centième anniversaire du massacre des Grecs de Phocée
Η Φωκιανή Μασσαλία αφοσιωμένη κόρη της Μαρτυρικής Πνευματικής Μητέρας της
Εκατοστή επέτειος της σφαγής των Ελλήνων της Φώκαιας


Centième anniversaire du massacre des Grecs de Phocée. (κάντε κλικ - Cliquez ici )
Εκατοστή επέτειος της σφαγής των Ελλήνων της Φώκαιας (κάντε κλικ - Cliquez ici )


La ville de Phocée comptait 15 000 habitants. Premier exode le 29 mai 1914, ces derniers furent massacrés et d’autres chassés. Les réfugiés sont retournés, en 1919, chez eux où ils furent à nouveau massacrés et chassés. En 1922, ils furent tous disséminés. Les quelques survivants se sont installés en Chalcidique où ils ont fondé la nouvelle Phocée.
En 1914, à Marseille, des collectes ont été organisées par les Marseillais pour venir en aide à la ville de Phocée. Dix anciens de la ville ont écrit une lettre, le 1er juin 1914, au maire de Marseille et au conseil municipal : En voici le contenu :
Monsieur le Maire, Messieurs,
Les membres de la démogérondie de Phocée se permettent de vous rappeler la requête qu’ils ont adressée au Conseil Municipal de votre ville le 11 décembre par l’intermédiaire du Consulat général de France à Smyrne, en vue d’obtenir une subvention pour la reconstruction de son école en ruines.
Les difficultés, les épreuves que notre ville a traversées rendent plus nécessaire que jamais la contribution qu’elle est obligée de demander à son illustre et prospère colonie.
Elle est convaincue que Marseille ne restera pas insensible à cet appel de sa vieille métropole, puissante et riche elle aussi dans le passé mais qui souffre aujourd’hui de la pauvreté et que votre belle cité ne se refusera pas à cette œuvre filiale.
Tous les Phocéens lui conserveront dans leur cœur une profonde gratitude et, lui en exprimant à l’avance leurs plus vifs remerciements, adressent leurs saluts et leur sympathie.


Εκκληση τών δημογερόντων τής Φώκαιας (1-6-1914 ) πρός τόν Δήμαρχο καί τούς Δημοτικούς Συμβούλους τής Μασσαλίας.

Εκκληση τού Μητροπολίτη Σμύρνης (24 - 6 - 1914) πρός τόν Δήμαρχο Μασσαλίας.




























Lettre manuscrite du Métropolite de Smyrne Chrisostomos :
A Monsieur le Maire de Marseille,
En l’absence des habitants de Phocée
c’est moi Pasteur sans brebis
qui vous envoie leur plainte qui monte vers le ciel
elle ne peut que vous atteindre
vous l’entendrez !

Ces trois lettres appartiennent aux archives de la ville de Marseille.

Le Métropolite de Smyrne, Chrisostomos

Le dimanche 10 septembre 1922, entre 16 et 17 heures, les Turcs ont capturé Mgr Chrisostomos, Archevêque métropolitain de Smyrne. Ils l'ont traîné dans la rue et la foule en délire se précipita sur lui. On le saisit par la barbe et on lui arracha les yeux avec un couteau. On déchira ses habits , on piétina son bonnet ecclésiastique et, assommé de coups de poing et de pied, le visage ensanglanté par le sang qui coulait de ses yeux crevés, on le conduisit à Tschemenoli, le quartier turc proprement dit. Là, il subit les pires supplices. Il fut mis en pièces, aux cris de "Kiopein Partsassi"( le chien, déchirez-le!). Parmi ses bourreaux se trouvaient des enfants. Ce fut la triste fin de Mgr Chrisostomos.


Ανώνυμο δακτυλογραφημένο κείμενο έκκληση τής Φώκαιας πρός τήν "κόρη" της Μασσαλία
Συνοδεύει τήν έκκληση τού Χρυσοστόμου Σμύρνης (24 - 6 - 1914)


Lettre anonyme pour Marseille accompagnant la lettre du Métropolite Chrisostomos, le 24 juin 1914 :

A Marseille
C’est l’aïeule qui tend ses bras vers toi ; c’est l’aïeule qui t’implore !
Oh Marseille, la vieille Phocée n’existe plus ! Notre riant rivage très connu est désert, ses fils ont été chassés !
L’or et la pourpre du soleil couchant ne dorent plus nos barques. Laisseras-tu, oh ma fille, passer ces horreurs sans essayer d’exaucer les peuples par l’écho de nos plaintes ?
Dépouillés, pués, souillés tes fils, tes frères tournent vers toi leurs yeux qui ne peuvent plus pleurer.
Nous qui avons toujours gardé la fierté d’être les ancêtres d’un grand peuple, nous qui nous souvenons et qui parlions à la veillée de Massalia et de son génie, nous t’adjurons de nous accorder ton aide morale !
Oh Massalia, ma fille, la vieille Phocée te montre ses bras désarmés !




Marseille aux côtés de Phocée persécutée en juin 1914

Texte de ROGER MILLIEX
Au cours des siècles et jusqu’à nos jours, la conscience marseillaise a maintes fois affirmé la fierté de son ascendance phocéenne. Ainsi, au 18ème siècle, le voyageur Pierre-Augustin Guys, se rendit à Smyrne et salua au passage, de son bateau, avec un respect filial, le “berceau” de sa ville natale.
En 1899, un habitant grec de la cité fondatrice d’Ionie, le Dr Georgiades, est convié aux fêtes du 250ème anniversaire au cours desquelles lui est décerné le titre de Citoyen de Marseille. Forts de cette fidélité, les Phocéens de 1914 vont y recourir à l’heure de la persécution et du malheur. C’est en effet dans le cadre de la toute première campagne, amorcée au printemps de cette année-là, d’éradication systématique de l’élément chrétien en Asie Mineure, qu’en juin 1914, leur ville fut brutalement attaquée, saccagée et incendiée en 24 heures par des assaillants turcs qui n’épargnèrent pas plus les personnes que leurs biens, faisant des morts et des blessés.
Les dirigeants de la cité anéantie, soutenus et inspirés par leur chef religieux, futur martyr de 1912, le Métropolite de Smyrne, Mgr Chrysostomos, adressèrent alors de pressants appels de détresse à la mairie de la fille spirituelle de Phocée (documents inédits conservés aux Archives Communales de la ville de Marseille).
Le Conseil Municipal qui subventionnait là-bas depuis 1913 une mission archéologique dont les membres sauvèrent du carnage, les accueillant sous leurs toits, quelques 900 Grecs terrifiés, vota alors une somme de 5 000 francs, à titre de secours d’extrême urgence, en faveur des réfugiés de Phocée. Parallèlement et dans le même esprit, le Comité du Vieux Marseille lança une souscription publique confiée à la générosité de la population marseillaise. Ainsi, à l’heure de l’épreuve, s’affirmèrent à nouveau les liens de solidarité et d’affection en quelque sorte familiale, inaugurés vers l’an 600 av J.C. par le mariage symbolique de Protis et de Gyptis.


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